Association des Revues Plurielles






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Revue du SSAÉ

Dernier numéro…

extrait du numéro 252 | décembre 2009

Fermer définitivement est une épreuve difficile pour une association fondée en 1926, pour toutes celles et ceux qui l'ont accompagnée et pour sa revue Accueillir.
Le Ssaé prend acte de ce que, dans la France d'aujourd'hui, il n'y a plus de place pour une association de sa nature.
Après la nationalisation, effective en octobre 2005, des missions de service public exercées par elle, l'association a décidé de poursuivre ses activités pendant une période probatoire de trois ans. Ayant redémarré avec une équipe réduite après avoir perdu son réseau d'accueil en province, elle estimait cette durée nécessaire pour démontrer l'utilité de ses nouveaux travaux et retrouver un financement stable.
S'étant définie comme une plate-forme d'échange entre les différents acteurs des politiques migratoires et d'expertise au service de ces acteurs, le Ssaé a organisé de nombreuses rencontres, publié de nombreux travaux sur les différents aspects des migrations et rendu de nombreux services à ses partenaires.
L'actualité du moment (appel d'offres sur les CRA, mission parlementaire sur la burqua, débat sur l'identité nationale…) rappelle l'utilité de travaux non émotionnels sur les migrations et la nécessité de changer les regards pour déjouer l'instrumentalisation politique permanente de ce sujet en favorisant le dialogue entre les différents acteurs, par exemple à l'occasion de l'élaboration d'un Livre vert sur les migrations dont nous avions pris l'initiative.
N'ayant pas réussi à retrouver, malgré ses efforts, un financement stable et régulier, le conseil d'administration a décidé de proposer à une assemblée extraordinaire qui se tiendra fin janvier 2010 l'arrêt des activités de l'association après avoir honoré tous les engagements contractés au titre de l'année 2009 à l'égard de ses partenaires.
Cet échec financier tient aux raisons suivantes : difficulté rencontrée par l'association pour déployer son nouveau modèle économique ; disparition des subventions de fonctionnement et difficultés pour les petites associations d'accéder au financement de projet ; absence de tout soutien de la part des nouvelles agences de l'État, hormis l'Acsé, chargées de mettre en œuvre les politiques d'immigration ou de promotion de l'égalité des chances ; faiblesse des engagements ou concours obtenus des partenaires sociaux ou associatifs sollicités pour constituer une plate-forme d'élaboration d'un Livre vert sur les migrations ; enfin, déséquilibre entre l'ampleur de la tâche et la modestie de la taille de l'équipe de permanents.
Le soutien très encourageant de certaines grandes collectivités territoriales ou métropoles et de quelques associations n'a pas suffi, dans le délai imparti, pour prendre partiellement la relève budgétaire d'un État défaillant après qu'il a capté l'essentiel des ressources financières de l'association lors de la nationalisation de 2005.
L'association adresse ses remerciements à celles et ceux qui ont soutenu son action au cours des dernières années (ses partenaires, ses adhérents, les membres de ses différentes instances, son directeur et ses salariés, ses bénévoles, les universitaires et les chercheurs qui l'ont accompagnée bien au-delà du cercle de son conseil scientifique, tous les contributeurs de la revue…).
Le conseil d'administration de l'association fera ses meilleurs efforts pour que les travaux du Livre vert sur les migrations soient poursuivis sous une forme allégée dans un autre cadre et pour que la revue continue si possible, même si aucune solution concrète n'est encore en vue.

Frédéric Tiberghien, président du SSAE

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